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Chapitre 5 - Les réfugiés en Europe |
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SECTION ONEActivité 1Préserver la protection dans un monde en mouvement [Par António Gutteres, Camp de réfugiés de Dadaab, Kenya, 20 juin 2008] CAMP DE REFUGIES DE DADAAB, Kenya - Suite à un déclin ces 5 dernières années du nombre global des réfugiés, le nombre de personnes déplacées de force dans le monde est à nouveau en augmentation. Pour la deuxième année consécutive, le nombre de réfugiés et de déplacés internes du fait d'un conflit a atteint 37,4 millions en 2007 - environ Il,4 millions de réfugiés hors de leur patrie et 26 millions déplacés de force dans leur propre pays. Et tout laisse à penser que davantage de personnes encore seront amenées à fuir. Des signaux d'alerte sont déjà évidents sur la frontière entre le Kenya et la Somalie, où presque 200 000 Somaliens ont trouvé refuge dans le camp de réfugiés tentaculaire de Dadaab après avoir fui un conflit civil apparemment interminable dans leur patrie déchirée. Et ils continuent d'arriver - 20 000 depuis janvier. D'autres ont risqué leur vie pour atteindre l'Ethiopie, Djibouti, le Yémen et beaucoup disent qu'ils ne se voient pas d'avenir chez eux. Au cours des trois derniers mois, la violence à Mogadiscio a contraint 50 000 Somaliens supplémentaires à fuir, portant le total de ceux qui ont fui la capitale dévastée depuis févier 2007 à 850 000 personnes. En Somalie, plus d'un million de personnes sont désormais déplacées, souvent hors d'atteinte des institutions chargées d'apporter de l'aide. Malheureusement, la Somalie n'est qu'un des nombreux épicentres du déplacement humain qui, dans le monde contemporain, - où les flux de population sont motivés par un large éventail de facteurs interdépendants - est une problématique beaucoup plus difficile à cerner qu'en 1951 à l'heure de la création du HCR. Aujourd'hui, bon nombre des obstacles à la mobilité humaine ont été levés et de nouveaux modes de déplacement se sont fait jour, y compris des formes de déplacement forcé échappant à la Convention de 1951 sur les réfugiés. Aujourd'hui le conflit peut être motivé par la politique mais en y regardant de plus près, il peut aussi être amorcé par la mauvaise gestion économique, une gouvernance malsaine et toute une série d'autres facteurs, y compris la dégradation de l'environnement due aux changements climatiques engendrant la concurrence pour l'eau et les autres ressources. Le ralentissement actuel de l'économie mondiale et les changements structurels des marchés mondiaux ont de lourdes conséquences sur le prix des produits alimentaires et pétroliers. L'impact est immédiat et tragique sur les pauvres, y compris les réfugiés et les déplacés. Une augmentation dramatique des prix génère l'instabilité et le conflit dans de nombreuses régions et fait courir un risque de nouveaux déplacements. Le dénuement extrême est lui-même un élément déclencheur du conflit. Il est de plus en plus difficile de savoir qui est un réfugié méritant une protection et qui ne l'est pas. Ces défis exigent de la communauté internationale qu'elle trouve de toute urgence les moyens de s'attaquer aux causes profondes de plus en plus complexes du déplacement de façon coordonnée et globale. La meilleure solution est la prévention. Nous devons mieux comprendre les facteurs du déplacement, y compris la nature des faillites des Etats tels que la Somalie qui ne peuvent ou ne veulent fournir à leurs citoyens une sécurité physique, matérielle ou juridique. Antonio Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Questions Quelle sorte d’information est donnée dans ce discours? De quelles sortes de migration parle M. Guterres dans son discours? Propose-t-il une solution au déplacement forcé global ?SECTION TWOActivité 2Vous et vos condisciples allez vous mettre dans la peau d’agents de protection du HCR dans votre pays. Les personnes dont les histoires suivent, vont se présenter à vous et demander protection. Il vous appartient de décider si vous pouvez leur accorder l’asile et les autoriser à rester dans votre pays ou si leur demande sera rejetée et qu’elles devront retourner dans leur pays d’origine. En considérant chaque cas, vous consulterez des documents tels que la Convention de Genève de 1951 et la Déclaration universelle des droits de l’Homme.1) M H.M. H., cultivateur sans opinions politiques arrêtées, appartient à l’ethnie minoritaire au Magnolia. De nombreux membres de son groupe ethnique veulent un Etat indépendant, et certains se sont, à cette fin, engagés dans des activités de guérilla. En raison de son origine ethnique, M. H. s’est trouvé menacé par certains de ses voisins de l’ethnie majoritaire. La police locale préfère ignorer ces incidents. D’autre part, M. H. a reçu des menaces de membres extrémistes de sa propre ethnie qui lui reprochent de ne pas prendre leur parti. Finalement, M. H. a obtenu un passeport et il a quitté son pays d’origine. Il dépose une demande d’asile dans votre pays.2) Mme Q.Depuis deux ans, le Zania est dirigé par une junte militaire, le parlement a été dissous et toute la législation se fait par décrets.Comme moyen de parvenir au plein-emploi des hommes valides en âge de travailler, le gouvernement a ordonné que toutes les femmes abandonnent leur emploi et restent à la maison. Celles qui désobéissent seront sévèrement punies. Mme Q., qui est médecin, ne peut plus exercer sa profession. Grâce à un missionnaire, elle a pu se procurer un faux passeport et quitter le pays. Elle demande l’asile dans votre pays.3) M C.M. C., soldat au Magnolia, a tué vingt prisonniers de guerre. Il se défend en disant qu’il obéissait aux ordres de ses supérieurs, craignant d’être puni en cas de refus. Dans des cas semblables, une sanction habituelle serait la dégradation ou l’arrestation. A présent, il est plein de remords, et craint de recevoir une très longue peine de prison s’il est renvoyé au Magnolia, dont il est parti sans autorisation. Il demande l’asile dans votre pays.4) M R.En tant que membre d’un groupe d’opposition au régime de son pays, M. R. a secrètement distribué des pamphlets dans les usines où il travaillait, appelant le peuple à se dresser contre le régime. Il a été découvert, arrêté et condamné à cinq ans d’emprisonnement. En prison, des agents du gouvernement l’ont plusieurs fois torturé. Il réussit à s’évader après deux ans, mais au cours de son évasion, il a blessé un gardien qui, suite à ses blessures, est paralysé de façon permanente. Après un voyage long et difficile, M. R. est parvenu à quitter son pays. Maintenant, il demande l’asile dans le vôtre.
Activité 3 Avec le jeu mis en ligne par le HCR, 'Against All Odds', placez-vous dans la situation d’une personne devant fuir son foyer et voyez comment vous vous en tireriez.
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Mis à jour ( Vendredi, 26 Septembre 2008 14:52 )
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